Les nouveaux-nés et les enfants en bas-âge sont fragiles et vulnérables face aux différentes maladies. En cause, leur système immunitaire « en construction » qui ne leur permet pas encore d’être protégé de manière efficace. Rougeole, varicelle, oreillons… voici les maladies qui menacent le plus la santé des petits enfants. Souvent bénignes, elles sont cependant particulièrement contagieuses et peuvent parfois occasionner des complications plus sérieuses. Détails et explications sur les 5 principales maladies infantiles en France.

 Les 5 maladies infantiles les plus courantes : 

  • La varicelle:  C’est surement la maladie infantile la plus connue. Virale et très contagieuse, elle se caractérise par de la fièvre et surtout par des éruptions cutanées purulentes, bien caractéristiques de la maladie. Elle disparaît généralement d’elle-même entre 7 à 16 jours. Le médecin peut prescrire un antihistaminique pour apaiser les démangeaisons. En effet, la varicelle gratte beaucoup : attention, un grattage excessif peut causer une surinfection, nécessitant un traitement antibiotique. Pour tout savoir sur la varicelle, consultez notre article sur le sujet
  • La rougeole: La rougeole est l’une des maladies virales infantiles les plus contagieuses et peut engendrer des complications assez graves. Courante chez les nourrissons entre 5 et 6 mois, elle se caractérise par une fièvre élevée, un nez qui coule, de la conjonctivite, le signe de Köplik (boutons blancs à l’intérieur des joues), une diarrhée, un manque d’appétit et des plaques sur le corps.
    Les complications de la rougeole sont parmi les plus graves avec des risques d’atteintes neurologiques dans les cas les plus sévères. De nos jours, la rougeole fait encore de nombreuses victimes dans les pays en voie de développement. Pour en savoir plus, lisez notre article sur la rougeole.
  • La rubéole : Maladie virale, elle se contracte le plus souvent entre 5 et 9 ans. Les symptômes sont une fièvre modéréeet des tâches rouges qui apparaissent d’abord à la tête, puis qui s’étendent à tout le corps. La rubéole disparaît généralement d’elle-même en quelques jours. Cependant, chez les femmes enceintes non-vaccinées, la rubéole peut avoir des conséquences graves sur le fœtus (troubles aux yeux, au cœur ou au cerveau…).
  • Les oreillons :Les oreillons s’attrapent par contact direct. Ils sont caractérisés par des maux de tête, de la fièvre, une inflammation des glandes salivaires et des douleurs aux oreilles. Il est important que l’enfant atteint d’oreillons se repose beaucoup. Il n’existe pas de traitement spécifique pour les oreillons. Le médecin peut prescrire des anti-inflammatoires ou des antalgiques pour soulager la fièvre et la douleur. Les éventuelles complications des oreillons sont des risques d’encéphalite, de méningite, mais aussi une surdité acquise.
  • La coqueluche: Contrairement à toutes les maladies précédemment citées qui sont virales, la coqueluche est une maladie respiratoire bactérienne. Elle touche en grande partie les nouveaux-nés et peut présenter des complications sérieuses. Elle compte de nombreux symptômes : rhinite, fièvre, toux qui peut empirer jusqu’aux vomissements ou encore éternuements très fréquents. Les nourrissons malades doivent immédiatement être hospitalisés. Les enfants plus âgés pourront recevoir un traitement antibiotique de longue durée.
  • Autres maladies infantiles :il existe d’autres maladies infantiles telles que la scarlatine, l’impétigo, la bronchiolite ou encore la roséole, etc. Il n’existe pas de vaccins pour ces autres maladies : elles passent souvent d’elles-mêmes en quelques jours. Toutefois, les complications sont à surveiller de près.

Attention : il est nécessaire de déclarer la plupart des maladies infantiles (à l’école, à la crèche) afin que des mesures sanitaires adéquates puissent être entreprises.

Maladies infantiles : l’intérêt de la vaccination

La plupart des maladies infantiles n’ont pas de traitements spécifiques pour les soigner. En revanche, il existe des vaccins, non-obligatoires mais vivement conseillés, pour mieux protéger les enfants. Le vaccin permet d’éviter les éventuelles complications des maladies infantiles, mais aussi de protéger l’entourage de l’enfant.

Pour la varicelle, l’efficacité du vaccin varie entre 95 % et 100%. Il est conseillé chez les enfants de plus de 12 ans qui ne l’ont pas contractée étant petit. En ce qui concerne la coqueluche, le vaccin est combiné avec les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Il est conseillé dès l’âge de 2 mois, avec plusieurs rappels dans les mois et les années suivantes.

Il existe un vaccin unique contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (vaccin ROR). Il est préconisé dès l’âge de 1 an, sauf en cas d’épidémie où peut le faire avant. Un rappel est effectué entre l’âge de 12 et 16 mois. Le vaccin ROR est totalement remboursé jusqu’à l’âge de 18 ans (il est remboursé à hauteur de 65 % ensuite). Quelques effets secondaires sont parfois à déplorer, mais le vaccin est bien supporté dans l’ensemble.

Des maladies qui touchent aussi les adultes :

Malgré leur appellation de maladies infantiles, elles peuvent aussi toucher les adultes. Ceux qui n’ont pas été vaccinés durant l’enfance, mais aussi les personnes immuno-dépressives sont les plus vulnérables. Les femmes enceintes non-vaccinées doivent faire particulièrement attention, car beaucoup de maladies infantiles peuvent se transmettre au foetus et occasionner des complications.

Adultes : n’oubliez pas les rappels de vaccins ! À 25 ans, faites votre rappel du vaccin de la coqueluche si ce dernier remonte à plus de 5 ans. Vérifier également si vous avez reçu la deuxième dose de vaccin ROR. Si ce n’est pas le cas ou si vous n’avez pas été vacciné du tout pour le ROR, rendez-vous chez votre médecin pour vous renseigner. Il en va de même pour le vaccin contre la varicelle (si vous ne l’avez jamais attrapée étant petit).

 

Contre les maladies infantiles, le vaccin reste la seule arme !