Régime Pégan : kézako ?

Par « pégan », voyez là une contraction des termes paléo et végan. Si l’on sait à quoi correspond un régime alimentaire végan ou végétalien (pour rappel, c’est l’exclusion de tous les aliments provenant d’animaux – lait, œufs, miel…), le terme paléo est surement plus flou.

Le régime paléo (ou régime paléolithique) consiste à ne manger que des aliments que, théoriquement, nos lointains ancêtres du paléolithique pouvaient manger et à bannir ceux qui n’existaient pas à cette époque. En effet, les céréales (brutes ou transformées), les légumineuses, les produits laitiers, les pommes de terre, les aliments industriels et transformés, le sel ou encore les huiles végétales raffinées sont déconseillés  au sein de ce régime. Seuls les œufs, les fruits et légumes frais, le poisson, les fruits de mer, les noix, les graines, les huiles végétales saines (olive, avocat, noix de coco…), la viande rouge et enfin la volaille sont préconisés.

Le régime Pégan consiste donc à réunir les points forts de ces deux régimes. Il se concentre sur une alimentation faite d’aliments entiers (c’est-à-dire non transformés), bruts et d’une proportion très importante de fruits et de légumes. Il a été introduit en 2015 par le docteur américain Dr Mark Hyman qui a adopté ce régime et qui le conseille depuis à tous ses patients.

Comment appliquer le régime Pégan au quotidien ? 

Il faut que les fruits et les légumes (à faible indice glycémique) représentent 75% de l’assiette à chaque repas. En ce qui concerne les matières grasses, préférez celles qui sont riches en oméga 3 (noix, avocat, noix de coco…) et celles des animaux élevés de manière respectueuse et nourris à base de plantes.

Les produits laitiers ne devraient être consommés que de temps en temps, voire pas du tout si l’on peut s’en passer. De même, il est nécessaire de limiter la consommation de légumineuses : si vous ne voulez pas vous en passer, optez de préférence pour des lentilles. Le sucre doit être aussi limité au strict minimum.

Un des autres grands principes de la diète Pégan est que la viande doit être considérée comme un condiment, et non pas comme la pièce centrale d’un plat. En somme, en plus des protéines végétales, les œufs et la viande peuvent être consommés avec modération dans le cadre d’un régime Pégan.

En général, les aliments utilisés dans le cadre d’un régime Pégan doivent idéalement être bio, de bonne qualité et si possible venir de producteurs locaux.

Régime Pégan : avantages et inconvénients 

  • Avantages : Le régime Pégan est un régime flexible, qui s’adapte aux goûts et aux habitudes de chacun. De plus il fait la promotion d’une alimentation saine puisqu’il exclut les aliments transformés industriellement. Côté santé, il réduit notamment les risques de diabète, d’obésité et de maladies cardiovasculaires.
  • Inconvénients :Mise en œuvre de façon trop restrictive, le régime Pégan peut créer des carences alimentaires. Par exemple, il convient de trouver d’autres sources de calcium si on choisit de bannir les produits laitiers complètement. De plus, certains nutritionnistes lui reprochent aussi d’écarter des aliments tels que les céréales, les légumineuses et les produits laitiers, considérant qu’ils ont aussi de nombreux bénéfices pour la santé. Enfin, il s’agit d’un régime qui peut parfois se révéler onéreux, car il favorise les aliments de qualité et bio.
    Autre élément à prendre en compte : l’apport en fibres dans le régime Pégan est plus élevé que dans un régime alimentaire normal : cela pourrait occasionner des troubles digestifs chez certaines personnes.

En conclusion, compte tenu de sa faible teneur en calories, le régime Pégan peut contribuer à sculpter sa silhouette. Mais c’est surtout un choix de style de vie qui favorise des aliments sains et locaux, tout en ayant certains bénéfices sur la santé. Moins restrictifs, le régime DASH ou le régime méditerranéen sont aussi de bonnes alternatives au régime Pégan.