La multiplication de la consommation de produits carnés et laitiers est devenu un véritable problème de santé publique. Leur haute teneur en graisses, protéines et autres produits chimiques engendre une hausse des maladies comme l’obésité, le diabète et les maladies cardio-vasculaires. Selon l’OMS, les viandes transformées (de type charcuterie) sont cancérogènes pour l’Homme. SHOP PHARMACIE s’est penché sur la question.

Les habitudes alimentaires des Français

Tous les sept ans, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) réalise une étude individuelle nationale des consommations alimentaires (INCA). Il ressort de la troisième étude (INCA3) que les français ont une moyenne de 2,9 kg de consommation quotidienne d’aliments, dont les boissons occupent une part de  50 % de cette quantité journalière. Un enfant de 0 à 10 ans mange en moyenne par jour 32 % de produits laitiers et 5 % de viande, poisson et œufs. Quant aux adolescents âgés de 11 à 17 ans cette quantité s’élève 38 % de produits laitiers et 7 % de viande, poisson et œufs. Pour les adultes de 18 à 79 ans, ils se nourrissent de 55 % de produits laitiers et 6 % de viande, poisson et œufs.

En résumé, les Français consomment une grande part d’aliments transformés et un peu plus de sel. L’étude a également relevé une augmentation de la consommation des compléments alimentaires. De plus, manger de la viande de bœuf et du poisson crues est une pratique qui  s’installe de plus en plus dans les habitudes alimentaires des Français. En 2015, 34 % des adultes (18-79 ans)  et des enfants et adolescents (jusqu’à 17 ans) étaient en surpoids. Il y a encore plus d’efforts à faire pour la santé et la planète.

Limiter la consommation de produits carnés et laitiers : pourquoi ?

Greenpeace se fixe pour objectif d’ici 2050 de diminuer la consommation de viande et de produits laitiers de 50 % et de changer la manière dont elles sont produites. L’organisation estime que le système alimentaire actuel et les changements opérés dans  l’agriculture sont responsables d’un quart de toutes les émissions de gaz à effet de serre qui causent le changement climatique. Elle affirme aussi que « la production de viande et de produits laitiers à elle seule libère autant d’émissions de gaz à effet de serre que le secteur des transports ». Pour terminer Greenpeace prévient « si rien est fait d’ici 2050, les émissions de gaz provenant du système alimentaire représenteront plus de la moitié des émissions mondiales totales associées aux activités humaines ». Selon Greenpeace, il est donc urgent d’agir pour la planète et ses habitants. L’une des solutions proposées par l’organisation est l’agriculture écologique, ainsi que l’adoption d’une alimentation composée principalement de denrées végétales.

Se nourrir de végétaux

Feriez-vous le choix d’un régime alimentaire à base de végétaux ? Réduire sa consommation de viande et de produits laitiers quand on est un très grand consommateur peut être bénéfique. La diète fléxitarienne pourrait être un bon compromis pour ceux qui veulent réduire leur consommation de viande. Les plus déterminés pourront opter pour un régime végétarien ou végétalien.

Les aliments végétaux (légumineuses, céréales , oléagineux) ont un faible index glycémique et sont riches en fibres. C’est un avantage dans la prévention de certaines maladies telles que l’obésité, le diabète et les maladies cardio-vasculaires. Le département de médecine expérimentale et clinique de l’université de Florence en Italie a publié en 2017 les résultats d’une étude sur l’association entre végétarien, régime végétalien et les facteurs de risque de maladies chroniques. Ils en déduisent que le risque de développer un cancer est réduit de 8 % chez celui qui adopte un régime végétarien tandis qu’il est réduit de 15 % chez les végétaliens.

 

Alors, sauteriez-vous le pas d’adopter une alimentation essentiellement végétale ?