L’été est la saison de prédilection pour se faire contaminer par les tiques. D’apparence anodine, les tiques sont pourtant des parasites redoutés car vectrices de pathologies potentiellement dangereuses. Détails et explications sur comment se protéger des tiques cet été.

Les tiques, kézako ?

Les tiques sont de tout petits parasites de la famille des araignées et des acariens qui piquent afin de se nourrir du sang de leur hôte. Le problème est qu’il existe des tiques saines, mais aussi des tiques porteuses d’agents pathogènes. Ce sont ces dernières qui sont redoutables, car elles peuvent transmettre des maladies telles que la maladie de Lyme, d’origine bactérienne ou encore l’encéphalite à tique, d’origine virale. Autre point : les tiques infectées sont plus résistantes que les tiques saines.

Où trouve-t-on les tiques ?

L’été est une saison privilégiée pour faire des balades en forêt ou dans la nature. Sauf que c’est là que se nichent les tiques, plus précisément sur les hautes herbes et sous les feuilles mortes au sol. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on note une recrudescence des incidences de la maladie de Lyme en été.

Tiques : comment prévenir la contamination ?

Il est primordial de prendre les bonnes mesures pour éloigner les tiques ou les repérer à temps avant qu’elles puissent contaminer. Voici les précautions les plus importantes :

  • Porter des vêtements clairs/longs pendant les sorties dans la nature afin de mieux repérer les tiques qui y resteraient accrochées.
  • Vous pouvez utiliser un produit répulsif contre les tiques. Attention à bien lire la notice afin de respecter l’âge limite d’utilisation ainsi que les modalités d’application.
  • Systématiquement s’inspecter le corps et les vêtements après une sortie à risque. Insister sur les parties où la peau est fine (coudes, cuir chevelu, en particulier chez les enfants). Revérifier également 24 H après la ballade : les tiques gorgées de sang seront facilement repérables. N’oubliez pas d’inspecter régulièrement vos animaux de compagnie (chien, chevaux, chats…).
  • Éviter les sentiers bordés de longues herbes, privilégier les sentiers dégagés.
  • N’utiliser qu’une pince à tiques pour retirer le parasite : la pince à tique (ou tire-tique) permet d’enlever la tique en entier. En effet, il y existe un risque de ne pas arracher la tête du parasite si on essaie de le retirer à la main ou avec une pince à épiler. Or, c’est de là que sort le venin.
    • Veillez à bien désinfecter l’endroit où se trouvait la tique à l’aide d’un antiseptique. Attention : il ne faut surtout pas appliquer de produit sur la tique pendant qu’elle est encore accrochée à la peau ! Elle pourrait régurgiter sa salive ainsi que les bactéries contenues dans sa salive.

Ai-je été contaminé(e) ?

Malgré toutes les précautions, il n’est pas impossible qu’une vilaine tique se soit discrètement glissée sous vos vêtements et qu’elle ait pu vous contaminer. C’est pourquoi il est extrêmement important d’être attentif aux symptômes suivants dans la période qui suit la situation à risque :

Maladie de Lyme : 
  • Présence d’un érythème géant : l’apparition d’un cercle rouge étendu sur la peau est le signe que les agents pathogènes de la maladie de Lyme vous ont été transmis lors de la morsure. Malheureusement, ce signe n’apparaît que dans 40 à 80 % des cas. Attention, cet érythème est migrant, c’est-à-dire qu’il se déplace sur la peau.
  • Lorsque l’érythème est passé inaperçu et donc que la maladie n’a été ni diagnostiquée ni traitée, d’autres symptômes peuvent apparaître dans les semaines, voire les mois suivants la piqûre : plusieurs érythèmes migrants, des manifestations neurologiques, mais aussi des atteintes articulaires, cardiaques ou oculaires.
  • Enfin, si la maladie n’a toujours pas été traitée, d’autres symptômes plus sérieux peuvent survenir des années plus tard : manifestation articulaires, cutanées (acrodermite chronique atrophiante), ainsi que des manifestations neurologiques (encéphalomyélite).

Quel traitement ? Étant une maladie d’origine bactérienne, la maladie de Lyme se traite essentiellement avec des antibiotiques.

Encéphalite à tique : 

Les premiers symptômes peuvent apparaître 7 à 14 jours après la piqûre de la tique, mais certaines personnes n’auront aucune manifestation. Ces symptômes peuvent être des troubles neurologiques tels que des mots de tête, des vertiges, des troubles de l’équilibre et de la concentration ou encore une sensibilité à la lumière. Certaines personnes peuvent ensuite être victimes de paralysies diverses.

À savoir : l’encéphalite est mortelle dans 1% des cas. Il existe un vaccin, disponible dès l’âge de 6 ans, qui contribuerait efficacement à éviter la maladie. Il est plus que recommandé pour les personnes séjournant temporairement ou en permanence non loin des zones à risque.

Quel traitement ? Actuellement, il n’existe aucun traitement à l’encéphalite à tique.

 

Promenez-vous dans les bois… en toute vigilance !